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Passion "Mauvaises Herbes", avec Louise Godin

Nous vous présentons aujourd’hui une personne qui joue depuis le début, un rôle primordial dans l’écosystème Oneka : Louise Godin.

Louise est considérée comme une figure d’autorité au Québec en matière de plantes sauvages et indigènes, et particulièrement de plantes comestibles.

Femme passionnée, avant-gardiste au regard pétillant, elle transmet son savoir et son amour pour lestrésors que la culture populaire a bien souvent reléguées au statut de mauvaises herbes.

Son enthousiasme et sa curiosité légendaire sont contagieux!

Louise vous dira qu’elle a eu plusieurs vies! Au début des années 2000, elle opérait une petite entreprise de cueillette, transformation et mise en marché de produits à base de plantes indigènes : Bonheurs Sauvages. Elle donnait des ateliers pour apprendre à identifier ces délices de la nature et les cueillir dans le respect de leurs écosystèmes.

Elle a aussi produit une série de fiches informatives constituant les étapes du sentier d’interprétation Keith Sornberger de Bedford dans les Cantons de l’Est.

Louise, c’est aussi une amie de la famille Choinière et c’est tout naturellement que son chemin s’est lié à celui de Philippe et Stacey, co-fondateurs d’Oneka.

Elle accompagne aujourd’hui Oneka dans la sélection de plantes locales qui ont la capacité de s’adapter, se renouveler et de perdurer, avec pour objectif de développer toujours plus d’autonomie pour l’entreprise dans son approvisionnement de matières premières.

Louise est aussi la créatrice de l’arôme signature des produits Oneka : Cèdre et Sauge


À quand remonte votre collaboration avec Oneka?

Mon implication a commencé par l’aménagement des plates-bandes autour de la maison Oneka au cœur du village de Frelighsburg, autour de 2016 je crois. 

Ce projet étalé sur trois ans a servi en quelque sorte de test pour envisager la culture de variétés de plantes ayant une valeur de transformation, à plus grande échelle à la ferme Oneka par la suite et qui pourraient entrer ultimement dans la composition de produits de soins personnels.

D’où vous vient cet amour des plantes indigènes?

De ma Maman, qui avait des racines amérindiennes. Au bout du jardin de notre maison au Cap de la Madeleine, il y avait un bois, dans lequel j’ai passé une grande partie de mon enfance. Nous y allions faire des cueillettes ma mère et moi. Elle me permettait d’y aller seule aussi. J’y ai observé, senti, gouté la générosité de la nature.

Quand on demandait à ma mère si elle n’était pas un peu inquiète de me savoir seule dans le bois. Elle répondait : ``Non, la nature est bienveillante. ``

C’est dans cette relation au vivant que j’ai eu la joie de grandir, et ce lien ne m’a jamais quitté.

Ensuite dans ma vingtaine, j’ai été initiée plus officiellement et plus largement aux plantes sauvages et indigènes. En compagnie de mentors, je les ai observées, étudiées, apprises, autant à la campagne qu’à Montréal. Voyez, quand on aime quelque chose, il est important d’en connaître le nom. 

Mais ce qui me fascine depuis ma plus tendre enfance, ce sont les plantes comestibles. Quand je découvre une plante, ma première question est : Ça s’mange-tu? 

Et puis j’aime citer Hippocrate : « Que ton aliment soit ta médecine »

Quelle est votre plante préférée? la plus intéressante à vos yeux?

Sans hésitation : L’ortie. C’est une plante médicinale aux mille propriétés et que l’on peut aussi facilement incorporer en cuisine. 

Souvent Considérée comme une « mauvaise herbe » et détestée des agriculteurs, c’est une plante incroyablement utile et complète. 

Je crois que c’est Victor Hugo qui disait que s’il devait rester une plante sur la terre, il faudrait que ce soit l’ortie car elle peut nous nourrir de ses feuilles et de ses graines, dont on peut extraire l’huile, et nous vêtir grâce à la fibre de sa tige.

Quelles seraient vos recommandations aux personnes qui souhaitent en apprendre plus sur les plantes sauvages et indigènes?

Je les encouragerais à participer à des randonnées d’identification. Découvrir les plantes dans leur habitat naturel, c’est le meilleur point de départ. 

Je recommande aussi grandement les Guides d’identification du collectif Fleurbec.

Ensuite, je dirais : choisissez d’apprendre une plante par année, étudiez-la de A à Z, et cuisinez-la!

Beaucoup d’informations circulent sur les plantes de nos jours, internet pouvant être utile dans cet apprentissage. En revanche cela peut aussi donner un peu le vertige, et on peut facilement se décourager ou accumuler des connaissances de façon superficielle. C’est pourquoi je souhaite à quiconque s’intéresse aux plantes sauvages et indigènes de prendre le temps d’apprendre à les connaître en profondeur. Après tout, il s’agit de créer un lien avec un être vivant!


Il y a tant à dire sur l’ampleur de la contribution de Louise à ce qu’est Oneka aujourd’hui. Philippe nous aide à résumer : « Louise, comprend et partage réellement l’essence d’Oneka ». 

Travailler aux côtés de Louise et bénéficier de son savoir est un immense privilège. Nous souhaitons exprimer notre grande gratitude envers Louise et nous espérons nous inspirer collectivement à reconnaître, apprécier et faire vivre les connaissances que nous lèguent nos aînés. 

Cela nous rend humbles mais aussi, déterminés à assurer nous-mêmes la pérennité de ces enseignements à travers les générations.

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