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OSER, OU L'ART D'EXPLORER L'INCONFORT

  • 6 min lu

L'année dernière à la même époque, nous vous invitions via les médias sociaux à mettre votre maillot de bain et à vous ''pitcher'' dans la neige pour le défi Casse la glace/Break the Ice Challenge. Il y aurait long à dire sur les bénéfices de l'exposition au froid, mais c'était d'abord et avant tout une invitation à sortir de notre zone de confort, à jouer, à connecter avec notre enfant intérieur. Vous avez été nombreux.ses à participer, à nous envoyer des photos, des vidéos de vos défis tous les plus rafraîchissants les uns que les autres.

Oneka fait présentement une pause, prend du recul, réfléchit à la nature de sa présence sur les médias sociaux. Il n'y aura pas de défi Casse ta glace en tant que tel cette année.

Et puis cette photo fait surface.

Oneka Nude full

*ce contenu a été réalisé dans l'intimité de la propriété privée des fondateurs, lesquels n'approuvent et n'encouragent aucun comportement indécent.

Quelle plus belle invitation à sortir de sa zone de confort et à aller jouer dehors que cette image?!

Une image vaut mille mots, certes, mais j'ai voulu en savoir un peu plus sur comment elle était née et sur le message que Philipe et Stacey souhaitaient véhiculer s'il était décider de la partager.

Voici une transcription de notre conversation lors d'une marche hivernale dans le bois, non loin de la ferme familiale à Frelighsburg.

 

Racontez-nous comment cette photo a vu le jour? Courrez-vous tous les matins d'hiver nus dans le champ?

Philippe:(Rires) Non!!! En revanche nous sommes adeptes de certaines pratiques d'exposition au froid pour tous les bénéfices physiologiques et mentaux qu'elle apporte.

Régulièrement, nous immortalisons des moments familiaux et des étapes importantes de la vie de notre entreprise avec notre ami et photographe extraordinaire Jocelyn Michel. Lors d'une séance photo récente à la ferme, nous avons été inspirés par la beauté hivernale et la puissance gratitude qui nous habite de nous sentir vivants et connectés à cette terre que nous chérissons. Quelques minutes plus tard: à vos marques, prêts, partez! Nous courrions tout nus dans la neige, les chiens sur les talons, et Jocelyn capturait ce moment historique (rires), surtout pour Stacey!

Stacey: Indeed! Soooo out of my comfort zone!

 

Pourquoi partager cette photo?

Philippe: en regardant ce shot et en recueillant les réactions de quelques proches, nous nous sommes rendu compte qu'au-delà de notre démarche personnelle, cette image inspirait, elle parlait beaucoup. On s'est dit, non sans hésitation, que peut-être elle pouvait inspirer plus de monde, que dans le contexte actuel, elle pourrait être une façon rafraîchissante (ahah) de transmettre un message positif à notre communauté.

 

Justement, que souhaitez-vous exprimer à travers cette image?

 Philippe:  Le contexte actuel et les épreuves que nous traversons en tant que sociétés et en tant qu'humains nous amènent à réfléchir sur notre santé, notre bien-être et sur la façon dont nous prenons soin de nous. Bon nombre des systèmes de notre société sont à bout de souffle, dysfonctionnels, ne nous supportent pas dans notre entièreté sur le plan individuel et exacerbent les inégalités sur le plan collectif. Notre souhait est d'inspirer à réaliser que nous avons chacun.e dans la mesure de nos capacités et de nos limites, le pouvoir d'influencer à notre façon notre condition physique et mentale, de prendre en main notre santé et notre bien-être par les gestes et habitudes de vies que nous adoptons.

Stacey:Pour nous, cultiver notre santé (et celle de notre planète) c'est cultiver notre lien à la nature. Pour moi en particulier, cela passe par un lien très puissant et un immense respect pour le règne animal. Je crois fermement aux bénéfices pour la santé émotionnelle qu'apporte la présence des animaux dans notre vie.

Il est important de nous rappeler aussi que nous sommes pas séparés, de la nature, des uns des autres, humains, animaux, végétaux, nous faisons partie d'un tout. En prenant soin de nous-mêmes, de notre famille, de notre environnement, de l'énergie qui émane de nous, nous influençons un état de santé collectif.

Philippe:Prendre soin de soi ne veut pas nécessairement dire se planifier une journée au spa, ou s'offrir un rituel bien-être avec les produits Oneka. On vous le recommande, bien sûr! mais prendre soin de soi c'est avant tout un état d'esprit, une posture intérieure qui consiste à faire de la place/temps pour s'honorer soi-même de façon à être la meilleure version de soi-même au monde.

Aller prendre une courte marche, prendre le temps de respirer (pour vrai là), déguster un mets ou un thé en savourant ses arômes et son goût, mettre son smartphone de côté pour un moment, sont des gestes qui traduisent cet état d'esprit et qu'il est possible de poser même au cours d'une journée au rythme effréné. Ils seront d'ailleurs d'autant plus bénéfiques.

Stacey: La preuve: Quand on n'a pas pris le temps de pratiquer ces gestes simples depuis longtemps, on se rend compte à quel point ils nous font du bien, nous ressourcent même. À quel point on était déconnecté de soi-même, sans s'en rendre compte.

 

Cette image me fait repenser au Break the Ice Challenge de l'année dernière, et je me dis que c'est comme si vous récidiviez! Pouvez-vous nous parler un peu de ce que veut dire pour vous Sortir de sa zone de confort et pourquoi c'est important?

 Philippe:(Rires) C'est sûr qu'étant présentement en réflexion sur notre présence dans les médias sociaux, une nouvelle édition du défi ''Casse ta glace'' ne nous semblait pas en ligne avec notre démarche. Cela étant dit, inviter notre entourage et notre communauté à sortir de sa zone de confort, à ce temps de l'année est quelque chose qui nous tient à coeur. Cela peut s'illustrer de plusieurs façons: se lancer dans un projet qui nous expose, nous rend visible (et vulnérable) tel qu'on est, essayer une activité qu'on a longtemps étiquetée '' ce n'est pas pour moi ce genre de truc'', '' se pitcher'' dans la rivière alors qu'il fait -20 dehors, essayer une nouvelle coupe de cheveux, décider d'aller vivre sur un autre continent etc. Cela revêt autant de formes que d'humains sur la planète. Peu importe l'issue ou l'ampleur du changement qui va s'opérer, ce qui est certain c'est que cela nous confronte à nos peurs, à nos croyances limitantes et nous invite à les dépasser. et si on fait cette démarche avec bienveillance envers soi-même alors on en ressort plus fort.e et ça c'est bon pour le moral.

 

Stacey: Cette photo, c'est moi très, mais alors très en dehors de ma zone de confort, à plein de niveaux! Je trouve que c'est un exercice important aussi pour ce qu'il nous apprend sur nous-même. En observant le ressenti dans notre corps et dans notre esprit alors que nous entrons dans cette zone vulnérable, on peut en retirer des enseignements sur notre paysage intérieur, la place de notre ego à ce moment-là etc.

Philippe: Je trouve que la notion de sortir de sa zone de confort, de se mettre volontairement dans une situation inconfortable raisonne particulièrement en ce moment. J'aimerais inviter à oser choisir d'aimer quelqu'un qui pense différemment de soi, qui a des valeurs différentes des nôtres. Pensons-y bien, il ne s'agit pas de tolérer cette personne mais bien de l'aimer, simplement parce que c'est un humain.e, comme nous avec ses contradictions, ses joies et ses souffrances. On ne parle pas non plus de dire à cet.te autre, qu'on l'aime, mais de modifier sa posture intérieure: amour vs peur. Je crois que davantage d'entre nous faisaient ce choix (absolument difficile et inconfortable parfois). De l'amour plutôt que la haine ou même l'indifférence, notre monde s'en porterait mieux.

 

C'est vrai, une image vaut mille mots, et parfois une image fait jaillir mille mots.

Merci à vous lecteurs.trices d'avoir lu jusqu'au bout et de considérer cette invitation.

Merci à Philippe et Stacey de ce partage, d'oser, de nous inviter à la réflexion. Merci d'incarner vos valeurs, avec humilité et le coeur ouvert.

Je vais de mon côté relire The Call of the Wild de Jack London, ça c'est pour le côté meute/appel de la forêt que m'évoque cette photo et puis chausser mes skis de fond, pour une expérience de débutante toute en sueur, douleur et assurément inconfortable.

 

Auteur: Claire Fesquet

Photo: Jocelyn Michel

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